Voyages d’Hiver

Quelle drôle d’idée que de braver le froid et les intempéries pour aller observer les oiseaux !

Pourtant, c’est l’occasion unique d’oberver les rassemblements en grand nombre, qui n’ont lieu qu’à cette époque de l’année: milliers de fuligules sur l’étang, dizaines de milliers de limicoles sur la plage, centaines des milliers de passereaux tournoyant en plein ciel…

Bien sur il faiut froid, les intempéries ne sont pas rares et les jours sont courts? Mais en hiver, nous est offert la possibilité d’oberver les espèces nordiques invisibles le reste de l’année: Eiders, Labbes, et Oies sauvages venues du Grand nord. C’est aussi le moment ou les canards ont leur plus beau plumage, et ou débutent les parades pour ces espèces !

Et l’hiver c’est aussi l’occasion de redécouvrir et d’arpenter des plages immenses totalement vides de vacanciers !

 

Oiseaux d’hiver dans les pays Baltes: l’Estonie

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8 journées hors des sentiers battus à la rencontre des oiseaux arctiques, dont l’Eider de Steller, l’une des plus rares et mystérieuses espèces d’Europe, les lagopèdes, les pics, et beaucoup d’autres visiteurs d’hiver en Estonie !

Peu de pays d’Europe peuvent rivaliser avec l’Estonie et l’impressionnante diversité d’oiseaux que l’on peut y rencontrer tout au long de l’année.

La plus importante zone d’hivernage au monde pour l’Eider de Steller, l’espèce de Canard la plus menacée d’Europe, se trouve en mer, au large de la plus grande île de l’Estonie, Saaremaa. Ces oiseaux spectaculaires arrivent dans ces eaux en décembre et les quittent en avril. En janvier et février, ce sont des rassemblements d’un millier d’individu de cette espèce extrêmement rare que l’on peut observer.

L’hiver est aussi le moment d’observer la Chouette éperviere, un visiteur peu commun mais régulier en Estonie.

  • Photographie: Peut être la seule possibilité en Europe de Photographier l’Eider de Steller. Météo pouvant être défavorable pour la photo. Plus d’information sur les potentialités ultérieurement
  • Espèces Principales: Eider de Steller, Jaseur Boréal, Chouette lapone, Grand Tétras, Gélinotte des bois, Sizerin flammé…

Oasis de printemps au coeur de l’hiver en Grèce

PSX_20170624_223555.jpgLe Lac Kerkini au nord de la Grèce est l’une des plus importantes zones d’hivernage d’Europe pour les anatidés (cygnes, oies, canards).

Il y a en effet peu d’endroits en Europe ou les canards hivernent en aussi grand nombre.

En effet, quand la neige couvre la plus grande partie du continent, et que les froids les plus sévères arrivent, le lac Kerkini devient un refuge de première importance pour l’Est de l’Europe, où les oiseaux trouvent en permanence une abondance de nourriture.

Parmi les rassemblements de canards de toute sorte, les Pélicans frisés ont un attrait spécial, du fait de leur nombre (jusqu’à 1000 individus de cette espèce très rare hivernent ici), mais aussi parce qu’ils arborent en cette fin d’hiver leur plumage nuptial, et enfin parce que, familiers des pêcheurs qui les nourrissent, ils se laissent approcher à quelques mètres.

Une autre spécialité du lac est l’Aigle criard qui hiverne régulièrement à Kerkini, en compagnie d’autres rapaces, comme l’Aigle royal, le Faucon pèlerin, et parfois le Faucon Sacre.

Des myriades d’oiseaux d’eaux se tiennent également sur le lac, comme les Flamants roses, les canards (parmis lesquels on recherchera le Fuligule nyroca et l’Erismature à tête blanche), les Aigrettes et les Cormorans. Quelques limicoles peuvent également être présents. Les oies rieuses sont également la en nombre, parmi lesquelles se tiennent quelques individus de la très rare oie naine !

Le tout, dans une ambiance de début de printemps, en plein mois de janvier !

  • Photographie: possibilité de clichés exceptionnels pour le Pélican frisés. et les oiseaux d’eau en hivernage. Plus d’informations sur les potentialités ultérieurement.
  • Espèces Principales: Pélican frisé, Aigle criard, Fuligule nyroca, Erismature à tête blanche, Mésange lugubre, Sitelle de Neumayer, Oie naine…

La presqu’île aux oiseaux

DSC_1102_v1.jpgLa presqu’île du Cotentin, morceau de terre entouré par les eaux est un lieu privilégié pour la migration et l’hivernage des oiseaux. Les terres accueillent quantité de petits passereaux qui, après avoir survolé la Manche et la Mer du Nord, trouvent ici un peu de repos avant de repartir toujours plus au sud… Mais ce sont surtout les nombreuses zones humides qui accueillent, en outre, d’innombrables limicoles, hérons, canards en bandes souvent denses qui nous intéressent en premier lieu.

Les vasières, plages, baies accueillent encore d’autres oiseaux, tadornes, bécasseaux par exemple, et enfin, au large, passent plongeons, fous, puffin, pingouins. Tant et si bien que la majeure partie des espèces européennes sont potentiellement visibles à cette période.

Le Cotentin héberge quelques-uns des grands sites ornithologiques français, encore peu fréquentés : Nez de Jobourg, Baie des Veys, Iles Chausey…

  • Photographie: possibilité d’oiseaux en mer: Fous, Pingouins tordas… Un des meilleurs site en France pour approcher le Bruant des neiges, nombreux limicoles souvent très facile à approcher, grandes concentrations de Canards à quelques mètres, mais les conditions hivernales peuvent amener une lumière défavorable.
  • Espèces Principales: Bruant des neiges, Pingouin torda, Grèbe esclavon, Harle huppé, Bernache nonnette, limicoles (dont le Bécasseau violet)…

Hivernage sur les îles frisonnes

DSC_1805_v1.jpgLes oiseaux du grand Nord, lorsqu’ils migrent, trouvent naturellement refuge en décembre au Nord des Pays-Bas : des milliers d’oies sauvages vous accompagneront tout au long du séjour. Les îles dunaires et les polders de la mer de Wadden leurs offrent un abri privilégié, un écrin de sable et de roseaux, aussi loin des grands froids que des grandes agglomérations.

C’est sur ces terres préservées et sauvages que ce séjour vous amènera, à la découverte des îles Frisonnes, une région septentrionale bien différente des Pays-Bas surpeuplés des villes plus au sud : un monde d’eau et de sable, de vent et de silence.

Si l’ornithologie est, bien sûr, le cœur même de ce voyage, un effort particulier a été fait sur d’autres aspects du séjour : convivialité des lieux de repos et de repas, somptuosité des paysages naturels, volonté de prendre le temps de voir et de comprendre ce que l’on voit, sans courir d’un site d’observation à l’autre comme un eider sans tête.

  • Photographie: les conditions hivernales peuvent amener une lumière défavorable. Le séjour a pour intérêt principal les grands rassemblement d’oies et de Bernaches, qui peuvent dépasser la centaine de milliers. Les oiseaux sont cependant très farouches et difficiles à approcher.  Toutefois, des opportunités existent, pour les oies comme  pour d’autres espèces comme par exemple la Panure à moustache, le Bruant des neige, la Linotte mélodieuse, entre autres…  Le très grand nombre d’oiseaux donne des opportunités de clichés, à condition que la lumière soit au rendez vous et à condition de ne pas trop se focaliser sur une espèce précise.
  • Espèces Principales: Bruant des neiges, Linotte à bec jaune, Alouette hausse-col, Cygnes chanteurs et de Bewick, Harles bièvre, huppé, piette, Pygargue à queue blanche, Panure à moustaches, Garrot à oeil d’or…

Les grands Lacs alpins au coeur de l’hiver

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Quatre journées au fil du Rhône, le long des grands lacs alpins que sont le lac du Bourget et le lac Léman. Dans l’ambiance feutrée des montagnes enneigées, vous recherchez les oiseaux hivernants blottis entre les montagnes. De beaux spectacles en perspective, avec des rassemblements immenses de fuligules et nettes, la présence des garrots et harles, mais aussi le Grand duc et les Pics, sans oublier les passereaux qui peuvent être nombreux, tout comme les râles. Avec un peu de chance, peut-être croiserez-vous le discret Butor étoilé !

Le lac du Bourget est d’un intérêt écologique majeur et constitue un élément important du patrimoine naturel français. Entre Préalpes et haute montagne, il abrite un grand nombre d’espèces de poissons et d’oiseaux. Pour certains d’entre eux, il est un havre de repos majeur dans le couloir de migration.

  • Photographie: Comme toujours en hiver la météo peut provoquer une lumière défavorable. Mais le jeu en vaut la chandelle: possibilité d’approcher à une dizaine de mètres voire moins Harles, Nettes, Fuligules… tous en plumage parfait ! Réelles chances de photographier le râle d’eau, voire (beaucoup de chance) le Butor étoilé ! Les oiseaux sont glabalement très confiants dans ces secteurs sans chasse.
  • Espèces Principalement recherchées: Butor étoilé, Garrot à oeil d’or, Nette rousse, Fuligule nyroca, milouinan, Plongeons, Harle Bièvre…